Ce musée français a doublé sa fréquentation en un an, et ce n'est pas un hasard
Tarifs cassés, nocturnes, réseaux sociaux : la recette d'un établissement de province qui fait trembler les grandes institutions.
Par Julien Marceau · 30 juillet 2026 · 5 min de lecture

En dix-huit mois, l'établissement est passé de 180 000 à plus de 370 000 visiteurs annuels. Aucun blockbuster, aucun prêt exceptionnel : juste une stratégie assumée et un directeur qui refuse le mot « patrimoine » dans ses communiqués.
La première décision a fait grincer des dents : gratuité totale pour les moins de 26 ans, tous les jours, sans conditions. Le manque à gagner a été absorbé en six mois par la boutique et la billetterie du soir.
Les nocturnes, arme secrète
Chaque jeudi, les portes restent ouvertes jusqu'à 23 heures avec DJ set, bar et médiateurs en tee-shirt plutôt qu'en costume. Le format attire un public qui n'avait jamais mis les pieds dans un musée depuis le collège.
« On ne cherche pas à être cool, on cherche à être fréquentable », résume la responsable des publics, qui reconnaît avoir essuyé une pluie de critiques de la part de ses confrères parisiens.
Un modèle exportable ?
Plusieurs villes moyennes étudient déjà le dossier. Les syndicats, eux, alertent sur la charge de travail des équipes de médiation, sous tension depuis le lancement du dispositif.
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